Averti des craintes et inquiétudes des personnes dites «vulnérables» en cette période de déconfinement, le LCGB réclame que «l'employeur ait l'obligation légale de mettre un salarié vulnérable déclaré inapte en dispense de travail rémunérée avec un remboursement par le Fonds pour l'Emploi.»
Actuellement, la vulnérabilité d'un salarié ne donne pas droit aux indemnités pécuniaires de maladie de la CNS. Ainsi, si le médecin du travail déclare un salarié vulnérable inapte à son dernier poste de travail, l'employeur ne peut plus le faire travailler. Par conséquent, selon le LCGB, ce salarié risque «une résiliation de son contrat de travail, ou
une perte totale de revenu.»
De son côté, Claude Meisch (DP), le ministre de l'Éducation nationale réaffirme ce mardi dans une réponse parlementaire que «sur simple présentation d'un certificat médical attestant leur vulnérabilité, les élèves concernés peuvent être
autorisés à suivre un enseignement à distance depuis leur domicile.»
Il ajoute que «ces mêmes dispositions s'appliquent au cas où un élève fait partie du ménage d'une personne vulnérable et qu'un contact entre la personne vulnérable et l'élève est indispensable.»