Considérant qu'«exception faite du chômage partiel», les mesures prises par le gouvernement depuis le début de la crise du covid-19 n'ont eu qu'un «impact circonscrit», la Confédération luxembourgeoise du commerce (clc), la Fédération des Artisans et l'Horesca adressent ce jeudi une lettre ouverte commune à Xavier Bettel (DP).
Faisant part de leur «désillusion» suite à l'allocution du Premier ministre à la Chambre, les trois entités demandent de «maintenir la possibilité d'un recours flexible et adapté au chômage partiel pour toutes les
entreprises de tous les secteurs jusqu'à la fin de l'année au minimum». Selon les auteurs de la missive, sans pour autant en faire «une menace» ou «un chantage», «il n'existe pas d'alternative
crédible à cette mesure, si on veut éviter les faillites en série».
Pour les trois présidents cosignataires, le redémarrage de l'activité sera
«fastidieux et long», et si le chômage partiel est «une condition
nécessaire, mais pas suffisante en elle-même», l'État devra faire «d'autres efforts s'il veut sauver les
petites et moyennes entreprises du pays». Ainsi, ils estiment «absolument nécessaire» que pour certains secteurs, «l'État prenne à
sa charge également les cotisations sociales patronales.»