Nombreuses sont au Luxembourg les personnes travaillant en situation administrative irrégulière ou exerçant une activité professionnelle occasionnelle sous contrats intérimaires. La plupart de ces travailleurs en situation précaire sont affiliés à la CNS par le biais d'une cotisation de leur poche à l'assurance volontaire.
Or, en ces temps de crise, beaucoup de ces travailleurs fragilisés n'ont plus les moyens de la financer. Ils risquent donc de perdre tous leurs droits de couverture à la CNS après deux mois de non-paiement des cotisations. C'est pourquoi l'Asti demande «la suspension desdites cotisations à l’assurance volontaire pour toute la durée de l'état de crise, voire au moins deux mois au-delà».
L'association de soutien aux travailleurs immigrés base son argumentation sur le fait que l'État vient d'accorder aux employeurs une suspension des contraintes de paiement via huissier ainsi que des intérêts et des amendes de cotisations non versées. L'Asti parle d'«une question de santé publique et de solidarité envers les travailleurs précaires.»