Neuf jours après le redémarrage du secteur de la construction qu'il juge «prématuré», et «précipité» le syndicat chrétien tire un premier bilan «mitigé». En effet, le LCGB déplore le fait que «de nombreuses entreprises font primer les profits sur la protection de la santé et de la sécurité de leurs salariés».
Le syndicat a ainsi pu constater de nombreux obstacles à la mise en place des mesures hygiéniques et protectrices. Il stigmatise surtout le «grand manque d'informations, tant en ce qui concerne ces mesures d'hygiène, qu'afférentes aux droits et obligations aussi bien du côté patronal que salarial».
C'est pourquoi le LCGB réclame «une formation obligatoire et immédiate du délégué à la sécurité et à la santé ainsi que du travailleur désigné par l'IFSB (Institut de formation sectoriel du bâtiment)». Et d'ajouter que «le coût lié à cette formation devra être assumé par les employeurs». Car, pour le LCGB, le manque d'information et de formation couplé à un manque de ressources crée de «nombreuses situations inquiétantes».