S'il avait salué la décision du gouvernement de
fermer tous les chantiers le 20 mars en raison de la pandémie du coronavirus, le syndicat majoritaire aurait en revanche souhaité «une phase de redémarrage plus longue». En effet, selon lui, celle-ci aurait permis d'organiser cette reprise programmée au
lundi 20 avril «d'une façon plus coordonnée» et de «garantir les mesures de sécurité» concernant les salariés du secteur du bâtiment.
L'OGBL se félicite que dans
son annonce de mercredi, le gouvernement ait décidé de mettre du matériel de
protection individuelle à disposition des salariés et d'entreprendre des tests massifs dans le secteur.
Mais vu que l'employeur a la responsabilité de garantir la santé et la sécurité de ses salariés, le syndicat formule
six revendications claires à respecter strictement par les employeurs:
- la mise en place de règles de distanciation physique lors du transport des salariés
- la mise à disposition de gel hydro-alcoolique, de protections respiratoires, de matériel désinfectant pour l'outillage
- la mise à disposition de bungalows supplémentaires afin de respecter les règles de distanciation physique sur
le chantier lors des repas et de l'habillage
- la mise en place d'un plan de pandémie clair dans chaque
entreprise
- une information et une formation des salariés aux gestes barrières à respecter par le biais des panneaux installés sur les chantiers ainsi qu'une documentation distribuée à chaque salarié
- la dispense préventive des salariés vulnérables dans le cadre d'une procédure claire et légale