La situation de crise fragilise de nombreuses personnes. Selon l'ASTI les travailleurs intérimaires figurent parmi les plus menacés. Ces travailleurs dont le chiffre est estimé à 2.500 si on se réfère aux quatre dernières années, sont les plus exposés aux conséquences économiques négatives.
A cette estimation, il faut ajouter les locataires de chambre dans les cafés/restaurants. Comme il s'agit principalement de migrants. «Ces personnes vivent dans des conditions très difficiles, en se partageant une toilette à plusieurs et, souvent, sans accès à une cuisine», précise l'Association de soutien aux travailleurs immigrés. De plus, ces travailleurs sont souvent isolés, seuls et sans famille. Et sans possibilité de rejoindre leur pays d’origine.
L'ASTI interpelle donc le gouvernement afin qu'il prenne des décisions pour soutenir ces groupes de travailleurs précaires
- en considérant les groupes de locataires d'un même café/auberge comme un ménage. Ceci leur permettrait de fréquenter les espaces en commun des bâtiments (vu qu’ils se partagent déjà les toilettes) et de diminuer ainsi l’impact psychologique du confinement
- si à défaut de ne pouvoir utiliser la cuisine du commerce qui les abritent, de trouver une solution compatible avec leurs faibles revenus
- attribuer à tous les résidents ayant travaillé au Luxembourg les 6 derniers mois précédent l’état d’urgence, l’accès au REVIS comme garantie minimale de survie en cas de chômage après la crise.
Jean-Michel Hennebert