Michel Wurth, le président d'ArcelorMittal Luxembourg
: "C'est une réaction de grande tristesse. J'ai de bons souvenirs avec le Grand-Duc Jean. La première fois que je l'ai rencontré, j'étais chez les louveteaux lors d'un camp de la Pentecôte. La dernière fois que je l'ai vu, c'était il y a 15 jours au forum Stand, Speak, Rise Up. A cette époque, il était venu soutenir la Grande-Duchesse. ça fait 55 ans entre les deux rencontres, ça ne me laisse pas indifférent.
Ce qui m'a frappé, c'est la proximité avec l'économie. En tant que chef d'Etat, il s'intéressait à ce qu'il se passait sur le terrain, la manière dont il s'intéressait au dur travail physique. C'est sous son impulsion que la maison grand-ducale s'est engagée dans la diversification économique du pays. Des entreprises comme Goodyear et Dupont de Nemours sont venues. Dans les années 60, le pays ne pouvait pas vivre uniquement avec l'acier. Il a rendu des services très éminents. C'est lui qui a incarné la modernisation du pays. C'est sous son règne que Luxembourg est devenue une capitale européenne. Il était très proche de son peuple. Il savait tenir le rang du pays, il était respecté par les grands de ce monde".